Review : « Stargate » de Roland Emmerich (1994).

Photo promotionnelle de "Stargate" (1994).

Photo promotionnelle de « Stargate » (1994).

Résumé (DVD) : En 1994, Daniel Jackson, jeune égyptologue de génie parvient à percer le secret d’un gigantesque et mystérieux anneau de pierre et d’acier découvert en 1928 sur le site de la grande pyramide de Gizeh. Accompagné du Colonel O’Neil, il se retrouve propulsé dans une autre dimension spatio-temporelle à des millions d’années-lumière. Un nouveau monde s’ouvre alors à eux…

Sorti il y a presque vingt ans de cela, Stargate est l’introduction quasi parfaite à la franchise. Plusieurs personnages sont d’ors et déjà établis, ainsi que des éléments de technologie extraterrestre (les anneaux de transport, les bâtons Goa’uld, les différents vaisseaux spatiaux,…). En tant que fan, il est d’ailleurs amusant de voir les ressemblances et les différences qui existent entre le film et la série. Pourtant, le long-métrage n’est pas parfait, et quelques petits défauts sont notables ça et là dans le montage comme dans le scénario (notamment la fin).

Le Colonel O'Neil (Kurt Russell). Photo promotionnelle de "Stargate" (1994).

Le Colonel O’Neil (Kurt Russell).
Photo promotionnelle de « Stargate » (1994).

Interprété par Kurt Russell, le Colonel O’Neil semble à mille lieux de ce que le personnage deviendra une fois que Richard Dean Anderson reprendra le rôle. Loin d’être l’homme aux remarques sarcastiques que les fans adoreront, O’Neil apparaît comme stoïque, froid et dépressif. La mort de son fils, Tyler (qui deviendra Charlie dans la série), s’étant déroulé vraisemblablement très récemment, Jack n’est plus que l’ombre de lui-même. Ayant vécu l’une des pires choses qu’un être humain puisse subir, il s’engagera dans la mission Stargate avec pour simple but de faire exploser une bombe (et lui-même) sur la planète de destination… Charmant. Kurt Russell fera du bon boulot pour interpréter cette version du Colonel, mais je ne vais pas vous mentir, je préfère celle d’Anderson. Sans doute car j’ai découvert la série bien avant le film.

Le Docteur Daniel Jackson (James Spader). Photo promotionnelle de "Stargate" (1994).

Le Docteur Daniel Jackson (James Spader).
Photo promotionnelle de « Stargate » (1994).

Contrairement au Colonel O’Neil, Daniel Jackson (interprété par James Spader) est déjà bien établi, puisqu’il ne changera quasiment pas entre le film et la série (tous les ingrédients sont déjà là : intelligence, don inné pour s’attirer des ennuis, allergies, mort inévitable, chance inouïe, et une incroyable capacité à se faire taper dessus par tout le monde). Michael Shanks rependra parfaitement bien le rôle, de la manière de délivrer les répliques aux expressions faciales et corporelles. D’ailleurs, ce personnage est celui qui semble tenir le film à bout de bras. C’est plus son histoire à lui que l’on suit avec intérêt qu’autre chose, puisqu’il passe du statut de la risée des égyptologues à celui de héros qui sauvera la planète extraterrestre (pas encore baptisée Abydos) du faux dieu, Ra. Pas mal comme évolution, non ?

Personnellement, j’adore la scène d’introduction de Daniel Jackson. Non seulement car c’est mon personnage favori, mais aussi car je suis particulièrement amusée par l’échange entre le Docteur et les Professeurs présents dans la salle…

« Professor 1 : Well, who do you think build the Pyramids ?

Daniel Jackson : I don’t have any idea who build them…

Professor 2 : The men from Atlantis ?

Professor 1 : Or Martians perharps ? ».

Lorsque l’on a visionné SG-1 et Atlantis, on ne peut que sourire car, sans le savoir, leurs théories (prononcées sur le ton de la moquerie) ne sont pas si éloignées de cela de la vérité. Certes, les « hommes d’Atlantis » ne sont a priori pas ceux qui ont construit les Pyramides, mais nous découvrirons bien plus tard qu’ils sont les créateurs des Porte des Étoiles. Quand aux petits hommes verts, tout le monde sait qu’ils existent sous une autre couleur… 😉

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Ra (Jaye Davidson), entouré de ses disciples.
Photo promotionnelle de « Stargate » (1994).

Ra est la première menace à laquelle Jack & Daniel seront confrontés. On peut regretter son manque de dynamisme, puisqu’il a l’air étonnamment tranquille tout le long du film. On peut d’ailleurs déplorer qu’il n’y ait aucune réelle confrontation musclée entre Ra et O’Neil et/ou Jackson, puisque Jack n’affrontera que l’un de ses « Jaffas » (même si c’est légèrement anachronique de les nommer ainsi). De plus, l’extraterrestre qui l’habite est très différent de ce à quoi les Goa’ulds ressembleront – mais on peut supposer que l’image de l’alien est celle que s’imagine Daniel & Jack, et non la réalité.

Parmi les autres personnages introduits que nous retrouverons dans la série se trouvent Catherine Langford (il était d’ailleurs bien vu de la part des auteurs de SG-1 de ramener ce personnage tant il était prometteur), Kawalsky & Feretti (qui seront bien plus sympathiques dans la série qu’ils ne le sont dans le film), Sha’uri (dont le côté innocent que lui octroie Mili Avital est particulièrement touchant), Skaara et Kasuf (déjà fidèles à eux-mêmes).

Photo promotionnelle de "Stargate" (1994).

Photo promotionnelle de « Stargate » (1994).

La production (costumes, décors) est particulièrement soignée, et Roland Emmerich prend visiblement plaisir à filmer le tout. Les effets spéciaux sont encore de qualité, près de 20 ans après la sortie du long-métrage – ce qui est assez incroyable quand on y pense. Les différents thèmes musicaux, composés par David Arnold, seront repris dans la série, et deviendront familiers à nos oreilles.

Certains passages manquent un peu de dynamisme, tandis que d’autres sont un peu clichés (comme le combat final entre O’Neil et un Jaffa, minuté par le compte à rebours de la bombe pour ajouter un effet dramatique supplémentaire…).

LA chose qui m’a toujours le plus ennuyé dans Stargate, c’est le dénouement. Je m’interroge toujours sur la fin du film. Comment ont-ils fait pour ouvrir la Porte vers la Terre ? Avoir les symboles ne suffit pas. Dans la série, il y aura le D.H.D, mais dans le long-métrage, aucune explication n’est donnée. Et aux vues de l’énergie nécessaire pour ouvrir la Porte (insinuée dans la scène de l’ouverture du Stargate), cela semble impossible. Ils auraient pu utiliser l’énergie de la bombe, mais elle a servi à exploser le vaisseau mère de Ra… Alors, il faudra qu’on m’explique comment ils ont fait.

Parmi les autres petits soucis de scénarios, je dois nommer la décision du Géneral West d’exécuter la mission. Faire confiance à un parfait inconnu (Daniel) qui vous dit qu’il sera capable de vous ramener sur Terre sans garantie aucune, c’est un peu gros quand même. Pas sûre que cela se serait déroulé de la sorte dans la réalité. De plus, avant même que Daniel Jackson ne déchiffre les inscriptions qui lui indiquera la nature de la Porte, le Colonel O’Neil prétend être présent « in case you succeed« … Comment pouvait-il savoir quelle serait sa mission, avant même de savoir que l’objet était un Stargate qui l’emmènerait sur une autre planète ?

Daniel Jackson (James Spader) & Ra (Jaye Davidson). Photo promotionnelle de "Stargate" (1994).

Daniel Jackson (James Spader) & Ra (Jaye Davidson).
Photo promotionnelle de « Stargate » (1994).

En bref, Stargate est un bon film, malgré les quelques problèmes de scénarios notés. Le soin accordé à la production (costumes, décors, effets spéciaux) aide sans conteste à la qualité finale du long-métrage. La réalisation de Roland Emmerich est réussite, et les acteurs font tous un excellent travail. Le concept si limité de la Porte des Étoiles sera fort heureusement remanié dans la série Stargate SG-1 (à quoi bon avoir tout un tas de symboles sur le Stargate s’il ne peut mener qu’à un endroit ?), et ouvrira tout un éventail de nouveaux mondes à explorer.

stargatesstargates

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2 Commentaires

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2 réponses à “Review : « Stargate » de Roland Emmerich (1994).

  1. Ça m’a fait plaisir de faire ce rewatch. Vivement la suite 🙂

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