Review : « Beast of Burden » de Martin Wood (2001).

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Résumé (DVD) : Chaka, un ami de Daniel, est retenu prisonnier par une civilisation préindustrielle qui considère le peuple des Unas comme ses esclaves. Lors d’une tentative maladroite pour libérer Chaka, Daniel place non seulement l’équipe SG-1 dans une situation extrêmement difficile mais menace également la stabilité d’une civilisation ancestrale.

Écrit par Peter DeLuise, « Beast of Burden » est un épisode qui va traiter l’un des thèmes phares de Stargate SG-1, soit la lutte contre l’esclavage, sous un jour nouveau. En effet, ici, nul Goa’uld tyrannique qui exige de son peuple qu’il le serve sans broncher. Au contraire, la situation est presque inversée puisque ce sont les humains qui réduisent les Unas en esclavage, les torturant pour les rendre dociles et obéissants. Ils ne les considèrent pas comme un peuple à part entière, mais comme des bêtes sauvages qui méritent d’être traitées ainsi, ne serait-ce que pour venger leurs ancêtres qui, eux, étaient sous le joug des Goa’uld et on dû subir les attaques des Unas.

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Un intéressant dilemme s’impose donc : le SG-1, doit-il aider les êtres humains ou doit-il aider les Unas à se libérer, sachant très bien qu’il risque de briser le mode de fonctionnement d’une planète entière ? Et comment se sortir d’une telle situation sans tuer personne ? C’est sur ces questionnements que semble reposer l’opus, chose traduite à travers les comportements de Daniel et Jack. Si le Colonel n’a instinctivement pas envie d’agir, préférant laisser la situation telle qu’elle est, Daniel en revanche souhaite plus que tout libérer Chaka. Il faut dire qu’ils ont tout deux eu des expériences bien différentes avec les Unas : O’Neill s’est retrouvé face à des Unas possédés par des Goa’uld dans « Thor’s Hammer » (01#10) et « Demons » (03#08), alors que Jackson a également rencontré et interagi avec des Unas libres, en particulier Chaka avec qui il se lie d’amitié dans « The First Ones » (04#08). Ceci explique leur point de vue différent sur le sujet, mais les circonstances vont leur faire doucement prendre le parti des Unas.

En effet, une fois capturés par Burrock, celui-ci dépasse les limites. Il ne se contente pas de torturer les Unas, mais s’en prend également à Daniel & Jack. Entre ça et le fait que Chaka soit un personnage assez attachant, le SG-1 a vite pris sa décision. Si Chaka était devenu le leader de sa tribu dans « The First Ones », ici, il devient presque le pendant de Teal’c du côté des Unas. Tout deux veulent la liberté. Tout deux veulent se battre contre leurs oppresseurs pour l’obtenir. Tout deux sont d’une loyauté sans faille.

L’épisode se conclue sur une question ouverte : Chaka, parviendra-t-il à libérer les autres Unas ? Cette guerre qui vient de se lancer, tournera-t-elle en leur faveur ? Il faudra attendre longtemps avant d’avoir une réponse, mais on a déjà le sentiment qu’on aura des nouvelles de Chaka dans le futur.

La réalisation de Martin Wood est de qualité, et les acteurs font un très bon travail comme à l’accoutumé. Mention spéciale à Dion Johnstone qui est à nouveau remarquable dans le rôle de Chala, parvenant à « humaniser » la créature.

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Malgré un thème peu original dans l’univers Stargate, « Beast of Burden » est un bon épisode de SG-1. Il mène le personnage de Chaka dans une nouvelle direction, le plaçant comme le leader d’un mouvement vers la liberté. La série continue donc de faire évoluer ses personnages, lançant de nouvelles histoires secondaires dont on attendra patiemment le dénouement.

N’hésitez pas à partager votre avis & vos remarques sur l’épisode avec moi en postant un commentaire à l’article. 🙂

 

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2 Commentaires

Classé dans Reviews

2 réponses à “Review : « Beast of Burden » de Martin Wood (2001).

  1. On peut dit que tous le événements sont arrivés grâce à Daniel finalement ^^ Sans sa rencontre avec Daniel, Chaka n’aurait peut être pas ou surement pas fait ça.
    Ça permet de voir une autre facette de l’esclavage dans l’univers SG puisque comme tu dis les Goa’ulds ne sont pas les tyrans pour le coup.

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