Archives de Tag: SG-1 Saison 04

Bilan : Stargate SG-1, saison 04.

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Grâce à cette quatrième saison, Stargate SG-1 nous confirme une chose : que le nombre potentiel d’histoires que la série pourrait raconter semble bel et bien illimité. Les épisodes se suivent et ne se ressemblent pas vraiment, les scénaristes s’attachant à varier agréablement le style et le ton des différents opus. C’est d’ailleurs l’une des forces de cette saison : il y en a pour tous les goûts. Une autre de ses caractéristiques est la présence en grand nombre des épisodes axés sur la comédie (« Upgrades » 04#03, « Window of Opportunity » 04#06, « Point of No Return » 04#11), une première dans l’histoire de la série. Cet ajout est probablement dû à l’arrivée d’un nouveau duo d’auteurs, Joe Mallozzi & Paul Mullie, qui s’avéreront être particulièrement créatifs tout au long de la saison.

Ce quatrième chapitre de SG-1 verra la mort de deux Goa’uld supplémentaires mais dispensables : Cronus (« Double Jeopardy », 04#21) et Heru’ur (« The Serpent’s Venom », 04#14). Toutefois, ils seront remplacés par deux menaces bien plus prometteuses : le rusé Tanith (Peter Wingfield), assassin de Shan’auc et vassal d’Apophis, engagé dans une histoire de vengeance captivante avec Teal’c ; et Osiris (Anna-Louise Plowman), introduite dans « The Curse » (04#13) et ayant un lien sentimental avec Daniel Jackson. Toujours du côté des menaces, certaines persistent : ainsi, Apophis est revenu au sommet et semble plus fort et plus dangereux que jamais (« The Serpent’s Venom », « Exodus », 04#22) ; les Réplicateurs sont toujours présents, mais se font discrets, n’apparaissant que dans « Small Victories » (04#01) ; le N.I.D continue de vouloir faire sa loi et commence à obtenir un certain pouvoir, notamment grâce à leur lien avec le Vice Président Robert Kinsey (« Chain Reaction », 04#15) ; mais aussi grâce à une première mention des Aschen (« 2010 », 04#16), un peuple dont les techniques de destruction sont bien plus lentes, plus discrètes, plus vicieuses que celles des autres ennemis rencontrés jusqu’ici. L’un des changements notables de cette saison est également le statut du Colonel Maybourne (Tom McBeath), qui passe doucement mais sûrement d’antagoniste à allié improbable (« Watergate », 04#07, « Chain Reaction »). Une évolution à suivre de près.

Du côté des alliés, les plus actifs sont les Tok’ra (Jacob Carter / Selmak, Martouf / Lantash, Anise / Freya), assez présents tout au long de la saison – chose qui permet également de démontrer que cette alliance se fragilise, O’Neill n’étant pas leur plus grand fan et le faisant savoir. Nous sommes d’ailleurs attristé de voir la mort de Martouf (J.R. Bourne), ce personnage étant hautement sympathique (« Divide And Conquer », 04#05). Nous retrouvons également avec joie les Asgard (en particulier Thor dans « Small Victories »), et les Abydoniens à travers Kasuf dans « Absolute Power » (04#17). A eux s’ajoutent désormais les Unas, qui se sont affirmés comme une espèce à part entière cette saison (« The First Ones », 04#08), et dont le mâle Alpha, Chaka, s’est lié d’amitié avec Daniel Jackson ; mais aussi Rak’nor, nouveau Jaffa libre dont il est le seul représentant, Bra’tac étant complètement absent de cette saison (il est même supposé mort dans « The Serpent’s Venom »). Du côté du SGC, nous pouvons noter la première apparition discrète du Docteur Lee (Bill Dow) dans « Prodigy » (04#19), personnage que nous retrouvons dans le futur.

La saison 04 poursuit et termine certains arcs narratifs mis en place précédemment, de celui menant à l’enfant Harsesis (« Absolute Power ») à celui sur les androïdes de SG-1 (« Double Jeopardy »), en passant par les problèmes de Teal’c avec Cronus. De plus, la série lance de nouvelles petites storylines, dont celle autour des compatriotes de Martin Lloyd (« Point of No Return »), l’histoire de vengeance Teal’c / Tanith, Osiris, et le début des vaisseaux terriens avec le X-301 (« Tangent », 04#12), entre autres.

Le SG-1 fonctionne toujours à plein régime, mais il est intéressant de noter un changement de dynamique au sein de l’équipe, avec quelques prises de bec mémorables entre Daniel Jackson & Jack O’Neill (« The Other Side », 04#02, « Scorched Earth », 04#09). De plus, les auteurs divisent souvent le groupe en deux, axant leurs histoires sur des duos. Malgré cela, chaque personnage a ses moments pour briller dans la saison, y compris le Général Hammond dont « Chain Reaction » constitue un joli petit hommage. Si Samantha Carter continue de s’affirmer dans quelques très bons épisodes, le personnage qui gagne sans doute le plus d’épaisseur cette année est peut-être bien Teal’c. Le Jaffa est indéniablement mis en avant, du début (« Crossroads », 04#04) à la fin de la saison (« Exodus »). Du côté des acteurs, Michael Shanks démontre de nouvelles ambitions en s’essayant à la réalisation (« Double Jeopardy »). Cela donnera des idées à ses co-stars dans le futur… La quatrième saison est également mémorable pour les shippers de Jack & Sam puisque c’est dans celle-ci que les deux admettent au grand jour leurs sentiments amoureux l’un pour l’autre (« Divide And Conquer »).

Stargate SG-1 continue donc de nous proposer des saisons de qualité, oscillant entre comédie, drame, science-fiction pure et dure, mythologie, épisodes diplomatiques, politiques, épiques ou anecdotiques. La série continue d’enchaîner les bons points et de se construire un univers passionnant en constante expansion. De quoi laissez présager une saison 05 tout aussi captivante que les précédentes.

 

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Comme d’habitude, j’ai décidé de faire un Top des épisodes de la saison – même si c’est toujours compliqué. Ce classement n’est peut-être même pas mon définitif, mais bon. Je vous invite cependant à me faire part de vos bilans & classements en commentaires de cet article. 🙂

 

TOP DES ÉPISODES DE LA SAISON 04 :

01 – « Window of Opportunity  » / « L’histoire sans fin ».

02 – « 2010 » / « 2010 ».

03 – « Upgrades » / « Expérimentation hasardeuse ».

04 – « Exodus » / « L’Exode ».

05 – « Small Victories » / « Victoires illusoires ».

06 – « The Curse » / « La malédiction ».

07 – « Beneath The Surface » / « Sous la glace».

08 – « Crossroads » / « Destins croisés ».

09 – « Entity » / « Entité ».

10 – « Scorched Eart » / « Terre brûlée ».

11 – « Point of No Return » / « Point de Non Retour ».

12 – « Double Jeopardy » / « Répliques ».

13 – « Divide And Conquer » / « Diviser pour conquérir ».

14 – « Absolute Power » / « Pouvoir absolu ».

15 – « The Serpent’s Venom » / « Le venin du Serpent ».

16 – « Watergate » / « Eaux troubles ».

17 – « The Other Side » / « L’autre côté ».

18 – « The First Ones » / « Primitifs ».

19 – « Chain Reaction » / « Réaction en chaîne ».

20 – « Tangent » / « Perdus dans l’espace ».

21 – « Prodigy » / « Prodige ».

22 – « The Light » / « La Lumière ».

 

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Review : « Exodus » de David Warry-Smith (2001).

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Résumé (DVD) : L’équipe SG-1 détourne un vaisseau-mère Goa’uld et le remet au peuple de la Tok’ra. Ils pensent avoir trouvé le moyen de créer une supernova artificielle qui leur permettrait de se débarrasser définitivement des troupes d’Apophis. Mais l’apparition soudaine d’un vaisseau Goa’uld qui les prend pour cible déjoue ce plan bien huilé. Tandis que leur appareil est gravement endommagé, la destruction du système solaire semble apparemment inévitable.

Le voici, le voilà : le quatrième Season Finale de Stargate SG-1. Et quelle saison ce fut ! « Exodus » se positionne ici comme sa conclusion quasi parfaite, réunissant divers arcs en un et maximisant l’utilisation de l’univers mis en place (bonne référence au trou noir de « A Matter of Time » (02#16) par exemple).

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Ainsi, après s’être débarrassé de Cronus dans l’épisode précédent, Teal’c va se retrouver face à Tanith (Peter Wingfield), l’homme qui a tué Shan’auc (« Crossroads », 04#04). Toutefois, c’est le Goa’uld qui prend le dessus sur le Jaffa ici, ce qui indique clairement que l’histoire est loin d’être terminée entre eux. L’association entre Tanith et Apophis est d’ailleurs prometteuse, puisque rare sont les Goa’uld qui se déclare vassal d’un autre. La dynamique entre eux sera sans doute intéressante à suivre. L’angle « Tanith » permet aussi de retrouver la Tok’ra, dont un Jacob Carter (Carmen Argenziano) toujours fantastique.

Le très bon scénario est signé par les décidément très inspirés Joe Mallozzi & Paul Mullie, qui nous proposent une histoire sans temps mort, truffée de rebondissements, et dont les éléments s’enchaînent efficacement. De nombreuses scènes sont marquantes, et la réalisation de David Warry-Smith souligne le côté grand spectacle de l’ensemble. La série veut en mettre plein la vue pour ce final de saison, et cela se ressent notamment grâce aux sublimes effets spéciaux (le visuel de la Porte des Étoiles dans l’espace, se dirigeant vers le soleil, est particulièrement saisissant). L’opus se termine d’ailleurs sur un haletant cliffhanger mettant le SG-1 dans une nouvelle situation impossible.

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« Exodus » est sur bien des points représentatifs de ce qui fait la force de Stargate SG-1. C’est un excellent épisode, doté d’une bonne réalisation, qui vient conclure de la meilleure des manières une quatrième saison relevée. Vivement la saison 05 !

N’hésitez pas à partager votre avis & vos remarques sur l’épisode avec moi en postant un commentaire à l’article. 🙂

 

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Review : « Double Jeopardy » de Michael Shanks (2001).

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Résumé (DVD) : Les membres de l’équipe SG-1 reviennent sur une planète qu’ils avaient libéré du joug des Goa’uld. Leur première mission sera de convaincre les habitants qu’ils méritent à nouveau leur confiance. Sur place, ils pourront compter sur leurs clones androïdes, prêts à intervenir, au péril de leur vie, pour les assister dans leur mission.

Pénultième épisode avant le grand Season Finale, « Double Jeopardy » parvient à construire une passerelle entre deux différentes storylines en cours, et à leur apporter une conclusion satisfaisante. Ainsi, l’opus est d’abord une suite réussie de « Tin Man » (01#19), et nous permet des retrouvailles avec les androïdes de SG-1 crées par Harlan (Jay Brazeau). Il est amusant de les voir à nouveau s’entretenir avec le SG-1 humain, ce qui mène notamment à des scènes mémorables et humoristiques entre les deux O’Neill qui se querellent.

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Mais l’épisode apporte aussi une conclusion à l’une des quêtes de vengeance de Teal’c : celle contre Cronus (Ron Halder), le Goa’uld qui a pris la vie de son père il y a très longtemps. Introduit lors de « Fair Game » (03#03), le villain va donc déjà être écarté des débats, ce qui n’est pas surprenant puisqu’il ne se démarquait pas réellement des autres Goa’uld. Teal’c a donc assouvi une vengeance, mais il a encore des comptes à régler avec Tanith…

Signé Robert C. Cooper, l’opus est cependant réalisé par Michael Shanks. L’interprète de Daniel Jackson faisait ici ses débuts derrière la caméra, et on peut sincèrement dire que cette tentative est plutôt concluante. Shanks ne refera cependant jamais l’expérience sur Stargate SG-1 : il faudra attendre 2014 et un épisode de Saving Hope pour qu’il retente la chose.

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« Double Jeopardy » bénéficie donc d’un habile scénario, d’une réalisation et d’effets spéciaux efficaces, et vient joliment conclure deux petits arcs en cours. Une réussite.

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Review : « Entity » de Allan Lee (2001).

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Résumé (DVD) : Le SGC est infecté par une sonde extraterrestre qui s’est installée dans le corps de Carter. Devant la volonté affirmée du parasite de tous les envahir, l’équipe SG-1 est confrontée à la perspective de devoir sacrifier l’un d’entre eux.

Après deux épisodes un petit peu en dessous, Stargate SG-1 remonte le niveau avec « Entity ». Une fois n’est pas coutume, le SGC décide de composer l’une des adresses que O’Neill a rajouté dans la base de données lorsqu’il possédait le savoir des Anciens (« The Fifth Race », 02#15). Ceci va nous faire découvrir une civilisation mystérieuse, totalement inhumaine, plus mécanique et froide que la plupart des autres découvertes précédemment par le SG-1 (à l’exception des Réplicateurs), ce qui est un changement agréable.

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Essentiellement, l’opus va voir la conscience de Sam Carter remplacée par celle de l’Entité. Amanda Tapping nous livre d’ailleurs une prestation convaincante, faisant ressortir le côté robotique à la perfection. Mention spéciale également à Richard Dean Anderson dont le Jack O’Neill est, à l’inverse, touchant par son humanité et par son impuissance face à la situation. Cette opposition de deux modes de vies complètement différents est intéressante, et les scènes entre eux visent toujours juste. De plus, cela nous ramène avec délice aux révélations de « Divide And Conquer » (04#05) sur leur relation. La scène où O’Neill est contraint d’utiliser son Zat sur Carter une deuxième fois pour arrêter l’Entité, ce qui devrait logiquement mener à la mort de Sam, n’en est que plus douloureuse.

Le scénario de Peter DeLuise est de qualité, même si on ne peut se départir de la sensation que l’épisode est trop court. L’histoire commençait juste à prendre son envol qu’elle s’arrête un peu brutalement. A croire qu’il aurait fallu écrire la chose en deux parties (ce qui ne nous aurait pas déplu, bien au contraire). Dommage.

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« Entity » constitue techniquement un nouvel épisode indépendant de la série et ne prépare donc pas du tout le terrain pour le Season Finale imminent, mais aux vues de sa qualité, on ne va pas s’en plaindre. L’histoire est menée de main de maître, et les performances d’Amanda Tapping et de Richard Dean Anderson valent le détour. Bref, Stargate SG-1 signe ici un nouveau très bon épisode, qui marquera les esprits.

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Review : « Prodigy » de Peter DeLuise (2001).

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Résumé (DVD) : Carter fait la connaissance d’une jeune élève officier au caractère rebelle. Elle décide d’emmener la jeune femme à travers la porte des étoiles pour visiter une base de recherche. Sur place, ils sont attaqués par des formes extraterrestres constituées d’énergie pure.

A quelques petits épisodes de la fin de saison, Stargate SG-1 nous propose « Prodigy », un opus indépendant qui ne semble pas apporter grand chose à l’ensemble de la série. Le récit est scindé en deux pans qui vont se rejoindre à la fin : d’un côté, nous suivons Sam Carter qui, sur Terre, donne une conférence aux élèves de l’USAF ; de l’autre, nous suivons Jack & Teal’c pour une mission de routine peu excitante sur une lune (même si la situation va évoluer jusqu’à les mettre en danger). Comme quoi, le quotidien de nos héros ne se cantonne pas qu’aux grosses missions contre les Goa’uld.

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L’épisode semble donc n’être qu’un nouveau bouche-trou. Toutefois, il a l’avantage de nous démontrer comment l’USAF peut amener de nouvelles recrues au SGC à travers l’explosive Jennifer Hailey (Elisabeth Rosen). Celle-ci est d’ailleurs difficile à cerner, oscillant entre la scientifique d’apparence sympathique et passionnée et la militaire au tempérament de feu. De plus, l’opus va introduire discrètement le Dr. Lee (Bill Dow), qui n’avait qu’un petit rôle à l’époque, mais qui deviendra un personnage secondaire apprécié du public.

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Réalisé par Peter DeLuise, « Prodigy » n’est sans doute pas l’épisode le plus marquant de cette saison 4, mais reste agréable à visionner malgré son manque de piment.

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Review : « The Light » de Peter Woeste (2001).

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Résumé (DVD) : Les membres d’une unité SGC sont à l’antichambre de la mort. Leur état physique est un mystère mais pourrait être lié à un temple étrange, accessible par la porte des étoiles. L’endroit semble affecter leur physiologie cérébrale en provoquant des crises tour à tour euphoriques ou démoralisantes. Piégés, ils devront trouver un moyen de briser la dépendance qui leur ôte toute lucidité.

« The Light » est l’épisode bouche-trou par excellence. Nous n’apprenons pas grand chose dans cet opus (mis à part que Teal’c a 101 ans), et il n’élargit pas réellement l’univers de la série non plus. Il traite juste à nouveau (et sous un nouveau jour) des problèmes d’addiction des Goa’uld puisque la Lumière est l’une de leurs créations. Décidément, entre ça et les sarcophages, les larves apprécient la dépendance. Après tout, elles dépendent même d’un hôte pour survivre, donc cela est un vrai thème récurrent dans leur vie. Triste, non ?

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Quoiqu’il en soit, on peut tout de même applaudir le beau décor, ainsi que le superbe effet spécial que constitue la Lumière. La réalisation de Peter Woeste est plutôt réussite aussi même s’il ne parviendra pas à magnifier un scénario un peu trop plat pour être percutant. Les acteurs font cependant un excellent travail, comme de coutume, et portent définitivement l’opus sur leurs épaules. Leur interprétation est sans doute la seule chose qui sauve l’histoire de l’inintérêt le plus total.

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En bref, « The Light » est indéniablement un épisode dispensable de Stargate SG-1. Alors que nous approchons de la dernière ligne droit avant le final de saison, on pourrait s’attendre à bien mieux.

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Review : « Absolute Power » de Peter DeLuise (2001).

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Résumé (DVD) : L’équipe SG-1 est chargée d’enquêter sur un jeune garçon qui possède la mémoire génétique du Goa’uld. L’enfant cherche à donner une leçon à Daniel en l’imprégnant de souvenirs génétiques et en l’embarquant dans un voyage spirituel.

Écrit par Robert C. Cooper, « Absolute Power » nous ramène enfin vers l’enfant Harsesis, fruit de l’union entre Apophis et Amaunet. Prénommé Shifu et élevé par Oma Desala, le jeune garçon a vu sa croissance accélérée – à l’instar du Charlie de « Show And Tell » (02#20) – et n’a plus rien à voir avec le bébé qu’il était dans « Maternal Instinct » (03#20). Cela prouve à nouveau que Stargate SG-1 utilise parfaitement bien son univers, et a à cœur de mettre un terme à certaine storyline en cours.

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C’est définitivement le cas ici, puisque la recherche de l’enfant Harsesis prend brutalement fin, ce dernier quittant la Terre au terme de l’opus. Entre temps, il aura donné une leçon à Daniel sur le fardeau que ses connaissances sur les Goa’uld représentent, justifiant ainsi de manière plutôt judicieuse pourquoi il refuse d’aller puiser les informations nécessaires à la Terre pour vaincre leurs ennemis dans son subconscient. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser qu’à travers Shifu, c’est Oma Desala elle-même qui commence à mettre Daniel sur la voie de l’Ascension… Voir ce cauchemar dans lequel Daniel succombe petit à petit aux connaissances Goa’uld implantées dans son cerveau n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’épisode « The Fifth Race » (02#15) où Jack avait subie une situation similaire (mais bien réelle) avec la mémoire des Anciens. Daniel a donc une influence bien plus noire en lui, ce qui permet à Michael Shanks d’interpréter, une fois n’est pas coutume, un personnage diabolique, à mille lieux de l’archéologue que nous adorons tous.

Bien qu’il ne soit pas parfait, l’épisode délivre cependant plusieurs grands moments, et constitue un opus important pour la série puisqu’il boucle la mission que Sha’re avait donné à Daniel. On apprécie également le retour bref mais agréable sur Abydos, permettant de revoir un Kasuf toujours aussi pittoresque.

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En bref, « Absolute Power » vient conclure de belle manière une storyline mise en place plus d’une saison auparavant tout en entretenant le mystère que représente Oma Desala & ses congénères.

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Review : « 2010 » de Andy Mikita (2001).

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Résumé (DVD) : Nous sommes en 2010. Les Goa’uld ont été battus et de nombreuses maladies ont été éradiquées. Le bien-être de la planète Terre est dû à une race extraterrestre, les Aschen. Mais Carter découvre bientôt que ceux-ci envisagent de détruire la race humaine. Le seul moyen de les en empêcher est d’opérer un retour dans le temps…près de 10 ans en arrière.

Alors qu’elle s’apprête à entrer dans son dernier quart de saison, Stargate SG-1 nous propose un épisode dramatique signé Brad Wright. L’intrigue de « 2010 » nous projette près de dix ans dans le futur, à une époque où le SGC n’est plus qu’un musée, où les êtres humains voyagent librement vers d’autres mondes via le Stargate, et où les anciens membres du SG-1 mènent une nouvelle vie et sont récompensés pour leur exploit passé. Les Goa’uld ne sont plus qu’un mauvais souvenir en partie grâce aux Aschen, des aliens bienfaisants qui ont aussi éradiqué une bonne partie des maladies terrestres et ont injecté à la population un vaccin pour ralentir le vieillissement. Tout semble donc aller pour le mieux (à l’exception que le Président des États-Unis n’est nul autre que Kinsey)… jusqu’aux sombres révélations effectuées par Sam Carter et Janet Fraiser.

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Le scénario est bien ficelé, et enchaîne les rebondissements de manière efficace (le plus marquant étant sans doute la découverte que Joe Faxon, le mari de Sam, était au courant qu’une partie de la population terrestre serait stérilisée). C’était intelligent de la part de Wright de démontrer les effets du plan des Aschen sur Sam, puisque d’une part les spectateurs sont attachés à elle, et que d’autre part, cela donne l’opportunité à Amanda Tapping de nous éblouir à nouveau de son immense talent en démontrant un côté plus sensible de Carter.

Les Aschen constituent des ennemis différents des autres, ce qui les rend intéressant. Leur approche de destruction est à l’opposé de celle, bien plus directe, des Goa’uld ou des Replicators. Ils sont redoutables de fourberie. La seule solution que le SG-1 possède pour s’assurer de la survie de la planète Terre est d’envoyer un message dans le passé, juste avant leur rencontre avec les Aschen. Cela constitue un joli clin d’œil à « 1969 » (02#21), et prouve que les auteurs maîtrisent parfaitement bien l’univers de la série.

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Réalisé par un Andy Mikita en grande forme (la spectaculaire scène finale au cours de laquelle les héroïques anciens membres du SG-1 donnent leur vie pour lancer un message via la Porte des Étoiles en atteste), « 2010 » est un brillant épisode de la série. Ni plus ni moins.

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Review : « Chain Reaction » de Martin Wood (2000).

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Résumé (DVD) : Quand le Général Hammond annonce qu’il prend sa retraite, O’Neill suspecte que cette décision cache une autre vérité. Le remplaçant de Hammond dissout l’équipe SG-1 et O’Neill rejoint le N.I.D. Mais son succès dépendra d’un bien étrange allié : le Colonel Maybourne(Jack rejoint le N.I.D ? Hein ? Ce n’est pas le cas dans cet épisode… Le traducteur enchaîne décidément les bourdes).

« Chain Reaction » nous replonge dans le versant plus politique du SGC. Il remet le N.I.D au premier plan, ramenant deux des figures les plus détestables de la série : le Colonel Maybourne (emprisonné pour trahison après les événements de « Watergate », 04#07) et le Sénateur Kinsey (que nous n’avions plus vu depuis l’épisode « Politics », 01#21). Si le premier semble doucement changer d’allégeance au cours de l’opus, aidant pour une fois le SG-1, ce n’est pas le cas du second qui est toujours parfaitement exécrable – voir même encore plus une fois que ses liens avec le N.I.D sont exposés au grand jour. Ronny Cox est toujours merveilleusement hargneux dans son jeu, et incarne le personnage à la perfection. Tom McBeath n’est pas en reste et le duo qu’il forme avec Richard Dean Anderson fonctionne toujours à plein régime. On en redemande.

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Le départ du Général Hammond en début d’épisode est une réelle surprise pour le spectateur, et les scénaristes Joe Mallozzi & Paul Mullie font un excellent travail pour rendre son remplaçant, le Général Bauer (Lawrence Dane) détestable d’emblée en le faisant démanteler le SG-1. Bauer se place comme l’opposé complet de Hammond, ce qui est un subtil moyen de rendre hommage à ce dernier. C’est d’ailleurs là que réside le grand mérite de l’épisode : il met de manière détournée l’accent sur la force, la présence, le courage, et les qualités de chef du Général Hammond en lumière. Le personnage incarné par Don S. Davis est important, mais la série ne s’attarde généralement que peu sur lui. Mallozzi & Mullie nous démontrent ici que Hammond apporte beaucoup à la série, et que les choses ne seraient pas pareil sans lui.

Martin Wood nous propose à nouveau une réalisation dynamique et efficace. Les guest-stars font tous un travail impeccable. Comme de coutume, Mallozzi & Mullie injectent une bonne dose d’humour dans leur épisode, même si le scénario n’est pas parfait (notamment les scènes dans le SGC qui ne sont pas particulièrement originales).

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« Chain Reaction » est un opus malgré tout assez solide de Stargate SG-1, qui ramène le N.I.D au premier plan et rend dans le même temps un joli hommage au Général Hammond.

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Review : « The Serpent’s Venom » de Martin Wood (2000).

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Résumé (DVD) : L’équipe SG-1 est mandatée pour contrecarrer une alliance probable entre Apophis et Heru’ur. Entre temps, Teal’c est capturé par les Goa’ulds. Doivent-ils lui porter secours ? Le succès de leur mission prévaut-il sur la vie de leur ami ?

« The Serpent’s Venom » est un opus important pour la série puisqu’il a l’avantage de remettre Apophis au premier plan. L’ennemi n°1 du SGC fait ainsi un retour tonitruant après une très longue absence (sa dernière apparition remontait à l’épisode « The Devil You Know », 03#13, soit presque une année plus tôt), et il faut bien admettre qu’il nous avait manqué. Peter Williams interprète toujours avec une indéniable prestance et beaucoup de talent le charismatique Goa’uld, qui semble plus redoutable & puissant que jamais. De quoi laisser présager un final de saison haletant.

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Évidemment, Apophis n’est pas le seul à signer son grand retour : Heru’ur réapparaît aussi, et son opposition au « Dieu Serpent » ne peut-être plus douloureuse pour lui. Cela ne fait que confirmer son manque cruel d’intérêt, fait qui l’empêche de sortir de l’ombre de ses congénères et de s’imposer réellement dans la série. D’ailleurs, Peter DeLuise (qui signe le scénario) a vraisemblablement pris la bonne décision en éliminant Heru’ur définitivement, permettant à Apophis de paraître encore plus impérial et se débarrassant dans le même coup d’un ennemi trop effacé. Un mal pour un bien, en somme.

Mais l’épisode repose surtout sur les épaules de Christopher Judge, qui nous livre ici une nouvelle époustouflante composition. Il s’agit d’un épisode central pour Teal’c, qui impose sa force de caractère et remet en avant son courage exemplaire et son combat permanent : celui de la lutte pour la liberté de son peuple. Malgré la torture, il refuse de renier ses convictions, ce qui lui permettra de convaincre Rak’nor de rejoindre les Free Jaffa. Ceci est un fait important puisque jusqu’ici Teal’c n’avait pas convaincu grand monde. Il semblerait que les choses soient sur le point de changer… D’ailleurs, la perte de Bra’tac, annoncée par Terok, n’a pas été infirmée, laissant le spectateur dans le doute quand à la véracité de la chose.

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Réalisé par l’excellent Martin Wood, « The Serpent’s Venom » est un opus plus important qu’il n’en a l’air au premier abord. Il remet en avant Teal’c avec succès, tout en ramenant la menace Apophis au premier plan. En bref, encore un bon épisode pour SG-1 !

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